Le pardon au cœur des échanges : le CEG Médédjonou accueille un café littéraire autour de l’œuvre Pardonner ou périr Contre le refus du vivre-ensemble
Le vendredi 22 mai 2026, le CEG Médédjonou a vibré au rythme de la littérature et de la réflexion citoyenne à l’occasion de la deuxième journée des journées culturelles de l’établissement. Point culminant de cette célébration intellectuelle et éducative : le café littéraire annuel consacré à l’ouvrage Pardonner ou périr Contre le refus du vivre-ensemble du père Dakouahi Daniel KETEKOUA, publié aux Éditions Essaim Plumes.



Organisé conjointement par les Éditions Essaim Plumes, dirigées par Florent AÏKPÉ, l’association Littérature En Éveil (LEE), présidée par Chidiaque GUEZO, ainsi que la section Ouémé de l’Association des Professeurs de Français du Bénin (APFB), conduite par le Dr Guy HOUNDAYI, cet événement a rassemblé élèves, enseignants, responsables éducatifs et passionnés de littérature autour d’une question essentielle : celle du pardon comme fondement du vivre-ensemble.



Dans cet essai profondément humain et spirituel, l’auteur développe une réflexion dense sur le pardon comme condition indispensable à la paix sociale et à la réconciliation entre les hommes. Face aux conflits, à la haine, aux rancunes et aux divisions qui fragilisent les sociétés modernes, Pardonner ou périr Contre le refus du vivre-ensemble apparaît comme un véritable appel à la conscience collective.
Prêtre salésien de Don Bosco et de nationalité béninoise, Dakouahi Daniel KETEKOUA est actuellement directeur général du Groupe scolaire Don Bosco Siguiri et coordonnateur national de la Patrouille salésienne des jeunes en Guinée. À travers son ouvrage, il rappelle que le pardon est le reflet de la miséricorde divine et qu’il demeure une voie privilégiée de restauration des relations humaines et communautaires.
L’un des moments les plus marquants de cette rencontre littéraire fut sans doute la présentation de l’ouvrage par deux apprenantes : Victoria GANDAHO et Justine DJOSSA. Contrairement aux habitudes, où les présentations sont souvent assurées par des enseignants ou des spécialistes, les deux jeunes filles ont brillamment porté la réflexion devant un public attentif et admiratif. Par leur aisance, leur profondeur d’analyse et leur éloquence, elles ont émerveillé l’assistance et suscité une vive émotion. Leur prestation a démontré la capacité de la jeunesse à s’approprier les œuvres littéraires et à transmettre avec conviction des valeurs humaines essentielles.
Les participants ont également porté leur regard sur la première de couverture de l’œuvre, marquée par un jeu de couleurs significatif. Le titre, écrit en trois couleurs différentes, symbolise la complexité, mais aussi la beauté du pardon. La couleur jaune, notamment, traduit la difficulté de pardonner, mais également la joie qui naît lorsqu’on parvient à dépasser les blessures et les offenses.
Au cours des échanges, les élèves ont démontré un grand intérêt pour les thématiques abordées. Plusieurs interventions ont souligné que le refus de pardonner constitue un lourd fardeau pour les individus comme pour la société, tandis que le pardon agit comme une force libératrice capable d’apporter paix, joie et cohésion sociale. Pour beaucoup d’apprenants, cette rencontre littéraire a permis de comprendre que la construction d’un pays stable et harmonieux passe nécessairement par la culture du pardon et de la fraternité.
Présente tout au long de l’activité, Madame Florentine ZOSSOU, animatrice d’établissement (AE) de l’atelier de français, n’a pas caché sa joie face à la réussite de ce café littéraire. Visiblement émue et satisfaite de l’engouement des apprenants, elle s’est réjouie de voir les élèves manifester autant d’intérêt pour la lecture, l’analyse littéraire et les valeurs humaines véhiculées par l’ouvrage. Cette forte mobilisation des jeunes témoigne, selon plusieurs observateurs, de l’importance des activités culturelles dans la formation intellectuelle et citoyenne des apprenants.

Le directeur du CEG Médédjonou, présent aux côtés de ses collaborateurs, n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction face à la réussite de cette activité éducative et culturelle. Les organisateurs ont été chaleureusement remerciés pour leur engagement à rapprocher le livre des jeunes apprenants et à promouvoir, à travers la littérature, des valeurs humaines essentielles.

Par ailleurs, les élèves ont reçu, en guise de récompense, des ouvrages littéraires et des manuels scolaires des Éditions Essaim Plumes, offerts par Florent AÏKPE. Ce geste symbolique a été fortement apprécié par les apprenants, heureux de repartir avec des outils susceptibles de nourrir davantage leur goût pour la lecture et la culture.
Au terme de cette édition, l’enthousiasme des élèves était palpable. Nombreux sont ceux qui réclament déjà une nouvelle édition du café littéraire, preuve que la littérature demeure un puissant outil d’éveil des consciences et de transformation sociale.
À travers Pardonner ou périr Contre le refus du vivre-ensemble, le message est clair : une société qui refuse le pardon s’expose au péril des divisions, tandis qu’une société qui apprend à pardonner ouvre les portes de la paix durable et du vivre-ensemble.
Gustave TOVIHO
Membre de l’APFB – Section Ouémé